/Les Piñuicatas (Pignolatas) de Tante Pocha

Les Piñuicatas (Pignolatas) de Tante Pocha

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Bonjour à tous! Aujourd’hui je vous propose un peu de lecture et quelques anecdotes. Vous me dites souvent que vous aimez les petites histoires que je raconte, eh bien vous allez être gâtés! Nous sommes le 28 février et c’est Mardi Gras cette date qui marque le début d’une période festive surtout dans le christianisme mais pas uniquement. Au milieu de cette période de symbolique religieuse se trouve le Carnaval.

Le mot  vient de l’italien carnevale et du latin carnelevare, mot  formé de: carne « viande » et levare « enlever ». Il signifie donc littéralement « entrée en carême ». De nous jours, en ce qui concerne la religion catholique, il n’existe plus d’interdits alimentaires tout simplement des suggestions et des traditions. C’est ainsi qu’en Argentine, pendant le carnaval, on assiste à ce que l’on appelle le corso  où l’on voit défiler des chars un peu comme à Nice mais aussi la  comparsa  c’est à dire une troupe de filles et de garçons avec des costumes ornés de paillettes qui danse au rythme d’une musique gaie. On voit aussi défiler le roi et la reine du Carnaval.

Dans ma province natale , Entre Ríos, la célèbre Comparsa Marumbá et Malibu font travailler pendant toute l’année des centaines de personnes et attirent des milliers de visiteurs. Tout ceci se passe dans un village fondé par 2 frères allemands au XIXème siècle, les Hasenkamp et qui ont appelé leur village… Hasenkamp

Je vous laisse une vidéo de la comparsa Marumbá que ma soeur m’a envoyée car elle est fan du carnaval et elle y va chaque année avec ma nièce Antonella et, cerise sur le gâteau, cette année elles ont été filmées jajaja ce sont les deux blondes qui saluent en agitant les bras!

Voici mes deux fofolles adorées:

Et voici le lien vers la video de la Comparsa qui danse, c’est très joli allez y vous ne le regretterez pas.

Je vous laisse aussi quelques photos!

Après ce petit voyage en Argentine (pour une fois je ne vous parle pas des italiens!), je passe à ma recette du carnaval, qui elle est italienne.

La période de carnaval en Italie est riche en pâtisseries très sucrées. Il existe beaucoup de recettes dont l’origine se perd dans la nuit des temps, surtout parmi les recettes de grands-mères transmises de familles en famille et qui enrichissent encore les tables.

La recette que je vous propose aujourd’hui la pignolata, est un délice de la Sicile qui m’est arrivé par le biais de mon premier amour dont la  famille est d’origine sicilienne. C’est la recette de sa tante Pocha qui était aussi ma prof d’histoire au lycée à l’époque. Pocha l’a héritée de sa mère Antonia, née à Troina en Sicile. J’avais publié une autre version l’année dernière pour participer à 2 initiatives de la blogosphère.

L’origine de cette douceur remonte, selon les historiens de la gastronomie, au début de l’ère chrétienne.

220g de farine

120g de sucre

30g de beurre fondu (ou du saindoux)

2 œufs de poules en plein air

1 petit ver environ de Marsala (ou un vermouth italien)

De l’huile de friture et d’olive pour frire ou du saindoux

150 g de miel

Mélangez la farine et le beurre en émiettant pour bien intégrer, incorporez les œufs, le sucre et le vin afin de bien intégrer tous les ingrédients.

Roulez la pâte pour former des cylindres et taillez en morceaux comme si vous étiez en train de faire des gnocchis.

Faites frire dans le mélange d’huiles bien chaud (ou dans du saindoux chaud), jusqu’à ce que les bouts de pâte soient dorés (pas trop).

Déposez les petits morceaux de pâte frits sur du papier absorbent pour éliminer l’excédant d’huile.

Diluez une bonne quantité de miel dans une casserole avec un peu d’eau afin d’obtenir un sirop et passez-y les beignets ou versez ce sirop dessus.

Dressez les pignolata les unes sur les autres de façon à former  un cône qui ressemble à celui  d’un pin (d’où le nom). Quand on il y a des enfants on les décore  des confettis!

Pignulata, Pignolata ou Piñiucata?

Les noms corrects sont Pignulata ou Pignolata. Le nom Piñiucata est sûrement une sorte d’adaptation ou d’hispanisme. Cette transformation provient sans doute du fait que « gn » en italien se prononce « eñe » (ñ) en espagnol.




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